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PARIS, 29 oct 2008 (AFP) - Le professeur Jean-Claude Chermann, dont le nom est associé à la découverte du virus du sida, aux côtés des prix Nobel de médecine français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, mais qui n'a pas reçu cette récompense, a jugé "très réconfortant" son entretien mercredi avec Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a tenu à recevoir le professeur Chermann comme témoignage "de la reconnaissance de la nation envers l'un des codécouvreurs du virus du sida", selon l'Elysée. "Je crois qu'il est important que le président de la République, au nom de la France, reconnaisse mon association à la découverte du virus du sida", a affirmé M. Chermann à la presse, à l'issue de son entretien avec M. Sarkozy. Selon lui, cette entrevue a été "quelque chose de très réconfortant"." J'ai exposé à Monsieur le président les travaux que je suis en train de faire, que je suis en train de développer dans une société que j'ai créée", a-t-il ajouté. "Ma déception (ndlr: de ne pas avoir été associé au Nobel) est mitigée (...) C'est un prix Nobel français, c'est un prix Nobel de l'Institut Pasteur, j'ai passé 25 ans de ma vie à l'Institut Pasteur, je suis pasteurien, c'est quelque chose qui a atténué ma peine. C'était mon laboratoire", a-t-il dit. Le professeur Chermann était accompagné de Bernard Le Grelle, ancien journaliste et président de son comité de soutien, créé, selon ce comité, parce qu'"il n'y a pas deux mais trois co-découvreurs +officiels+ du virus" du sida. Selon M. Le Grelle, le comité rassemble "700 personnes, dont des grands professeurs et des chefs d'entreprise". Il souhaite "organiser quelque chose à trois, si possible à l'Institut Pasteur, pour qu'il y ait une reconnaissance", idée que "le président a trouvé très bonne". Au début des années 1980, M. Chermann dirigeait le laboratoire, au sein de l'Institut Pasteur, dans lequel la découverte a été faite, en 1983. npk/jmg/sd AFP 291907 PPP OCT 08 |